WB01542_.gif (729 bytes) Principe. 

 WB01542_.gif (729 bytes) Méthode.

  burette avec      solution titrante

 

 

becher avec solution à titrer

agitateur magnétique

 

   dosage   volumétrique

 

dosage.jpg (14826 bytes)   barreau aimanté

                               

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage volumétrique simple.

            a A + b B ----> d D + e E

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage en retour.

  • Lorsque la réaction du dosage d’un corps ne peut se faire qu’en présence d’un excès de solution titrée, on pratique un dosage en retour.
  • Cela consiste à ajouter un volume connu et en excès de solution titrante à la solution de titre inconnu.
  • Cet excès est ensuite lui-même dosé par une troisième solution de molarité connue afin de déterminer le volume qui n’a pas réagit lors de la première réaction ;
  • La différence donne alors le volume de solution titrante qui a réagit avec la solution à doser.

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage Acido-basique.

On utilise la réaction  : acide + base = sel + eau

soit :        (X+,OH-) + (Y-,H+) ----->  XY + H2O

ch1.JPG (309902 bytes)

Une des électrodes est dite de référence à potentiel fixé ( on utilise le plus souvent une électrode au calomel de potentiel - 0.244 V à 25° C ).

L'autre électrode est dite de mesure . Elle sert à mesurer la tension  due à la différence de concentration  en ions H3O+ entre  la solution étudiée et un électrolyte qu'elle contient de pH fixe. L'appareil mesure  la différence de potentiel entre ces deux différences de potentiels.  Mais de plus en plus ces deux électrodes sont remplacées par une seule électrode double qui contient tous ces éléments de façon concentrique un peu comme un câble électrique coaxial.

Le ph-mètre doit être étalonné avant usage : pour cela on utilise des solutions de pH connu ( étalons ou mieux tampons ). Le plus couramment, on prendra pH 4 et pH 7 ( il faut deux points pour que l'appareil se cale sur une droite ) et après y avoir trempé les électrodes on ajustera avec, suivant le modèle de ph-mètre, un bouton, un tournevis ou une touche sensitive l'affichage. Attention, la température joue un rôle, il faut également l'indiquer.

 

       pHmetre.jpg (376888 bytes)

ph-mètre avec son    électrode double.

 

 

 

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage d'oxydoréduction.

On utilise une réaction d’oxydoréduction, deux couples sont mis en jeu :

                      Red1 + Ox2 ----> Ox1 + Red2

les couples sont les suivants :

  couple 1  : de potentiel E1 Ox1 / Red1

  couple 2 : de potentiel E2 Ox2 / Red2

L’équivalence a lieu quand la quantité d’électrons que peut capter le volume d’oxydant ajouté est égale à la quantité d’électrons libérée par le volume de solution réductrice.

  • on mesure l’évolution du potentiel dans la solution par rapport au potentiel de référence .On utilise la formule de Nernst :               

    E (Ox/Red) = E0 (Ox/Red) + 0.06/n log [Ox] / [Red]       

        où E0 est le potentiel standard.

  • E (Ox/Red) est le potentiel pour chaque couple en solution et il y a deux couples impliqués.

On utilise comme pour les dosages acido-basique un indicateur redox ou bien un potentiomètre pour repérer cette équivalence.

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage potentiométrique.

  • On utilise soit un millivoltmètre, soit un ph-mètre en position millivoltmètre.        potentiometre.jpg (164988 bytes)                                                                                                   appareil    avec ses deux électrodes.

 

  • La mesure s’effectue avec une électrode de référence (au calomel le plus souvent)   à potentiel fixe et à une électrode de mesure qui donne la tension d'oxydoréduction pour le couple étudié dans la solution, constituée de platine ou d'argent le plus souvent : dans tous les cas, il faut utiliser un métal qui ne concurrence pas le réducteur du couple pour la réaction d'oxydation, l'électrode n'intervient pas dans la réaction.
  • On mesure directement une différence de potentiel en millivolt donc pas d'étalonnage.
  • Cette méthode est utilisée lorsqu’on étudie des dosages d’oxydoréduction 

 WB01542_.gif (729 bytes) Dosage conductimètrique. 

  • Principe : la conductimètrie est l'étude quantitative de la conductivité des solutions conductrices. A partir de cette conductivité, on peut  déterminer la concentration d'une solution ionique. En effet, lorsqu'un ion est soumis à un champ électrique E, il acquiert une vitesse v proportionnelle à ce champ

                   v = ± u . E

où le signe dépend de celui de l'ion et où u est la mobilité ionique ( liée à la taille de l'ion à sa concentration et à la viscosité du solvant, voir formule de Stockes ).

On applique donc un champ électrique sur une portion de solution ionique et on mesure la résistance qui dépendra ainsi de sa concentration et de la nature des ions présents.

  • Appareillage :

on utilise un conductimètre : c'est un ohmètre, il mesure une résistance.

La sonde de mesure est une cellule conductimètrique : à l'extrémité se trouvent deux plaques en platine recouvertes de noir de platine poreux ( évite les bulles de dégazage ), chacune de surface s et espacées entre elle d'une distance l. Chaque cellule a donc ses caractéristiques géométriques reflétées par une constante qui lui est propre notée k ( en  m-1 ) :

k = l/s

La géométrie de la cellule varie avec le temps ainsi que sa couverture en noir de platine, il faut donc régulièrement l'étalonner. cela se fait au moyen d'une solution de KCl dont on connaît la conductivité à une température et à une concentration donnée.

On définit ainsi un volume de solution dont on mesure la résistance. Pour cela, on applique entre les deux plaques une tension ( elle est alternative d'environ 1000 Hz pour éviter les phénomènes d'accumulation de charges et d'électrolyse ou bien continue si on utilise un montage avec quatre électrodes ).

 

               conductimetre.jpg (80564 bytes)

conductimètre avec sa cellule

 

 

 

détail de la cellule

 

 

 

  • Exploitation :
    - On définit la conductance G est l'inverse de la résistance :    

                         G = 1 /R      en Siemens ( S).

- puis la conductivité s qui caractérise le milieu dans les conditions expérimentales :

s = k . G en  W-1 . m-1 ou en S . m-1

la conductivité traduit la possibilité du milieu à conduire le courant : si elle est faible le milieu est peu conducteur : soit l'électrolyte est faible, soit sa concentration est faible, soit les deux. Ex. l'eau pure à une très faible conductivité : de l'ordre de 5. 10 -8  W-1 . m-1, le courant y circule mal.

-  la conductivité ionique molaire est L , c'est une constante qui caractérise le composé ionique en solution en fonction de la température :

on écrit pour une solution diluée   L = s / C

soit la conductivité est proportionnelle à la concentration de l'espèce ionique. L'unité est le S . m2 . mol-1.

- chaque  ion possède sa propre constante nommée conductivité molaire ionique notée l :

pour un composé ( C+,A- ) :  L ( c+, A- ) = l c+ + l A-

et donc : s = l c+. [ C+] + l A-. [A-]

où [...] sont les concentrations.

- on définit la conductivité molaire limite qui est la conductivité molaire quand C tend vers zéro ,

L = L0 - P. ( C)-1

P est du aux espèces de signe opposé dont l'ion s'entoure ce qui fausse les prévisions. L0 est donné par des tables. On définit de même l0 pour chaque ion.

Si les solutions sont très diluées, on peut considérer que la concentration tend vers zéro et donc que L --> L0

  • Allure des courbes :
    on mesure la conductivité
    s en S. m-1, on connaît  donc on déduit C en mol-1.
    On trace alors
    s = f( V solution versé ) et le point de jonction des droites donne  le volume d'équivalence.
    pour un acide fort, base forte :
    pour un acides très faible, base forte : 

 

  WB01542_.gif (729 bytes) Dosage par précipitation. 

Pour trouver la concentration d'une solution de titre inconnu, on peut utiliser un réactif qui donne avec elle un précipité.
On utilise ensuite diverses méthodes pour mettre en évidence l'équivalence comme le dosage en retour, la colorimétrie, la potentiomètrie etc.

Il s'agit donc de faire réagir deux solutions antagonistes pour former un composé insoluble.
On emploie souvent le produit de solubilité Ks pour évaluer la plus ou moins grande possibilité à se dissoudre ou à précipiter que posséde un composé :

AxBy <----> xA+ + yB-
Ks = [ A+ ]x . [ B- ]y
pKs = - log Ks

Le composé précipite lorsque [ A+ ] et [ B- ] sont assez élevées dans la solution considérée pour que Ks soit atteint.
- La solubilité croit  généralement avec la température
- La solubilité est fonction du produit de solubilité selon une relation qui dépend de son équation de dissociation.
- Si la solution contient d
èja un des ions A+ ou B-, la solubilité de AxBy sera moins grande car l'équilibre est déplacé dans le sens du précipité, Ks étant constant à une température donnée. Ce phénomène s'appelle l'effet d'ion commun.
- Si la solution contient un ion qui n'intervient pas dans l'équilibre ( ion passif ), la solubilité de AxBy est augmentée. En effet, la force ionique augmente alors et on ne peut plus la négliger.

  • Dosage des chlorures par la méthode de Mohr :

    wpe35.jpg (5273 bytes)

    Pour doser les ions chlorures d'une solution, on peut y rajouter quelques gouttes de chromate, la solution est jaune du fait du chromate, mais il n'y a pas de réaction chimique. On verse ensuite du nitrate d'argent qui va donner un précipité blanc selon :

    AgNO3 + Cl- ----> AgCl + NO3-

La solution est jaune laiteuse. Lorsque tous les ions chlorures sont consommés, les ions chromates réagissent avec le nitrate d'argent en excès pour donner un précipité rouge de chromate d'argent :

2 AgNO3 + CrO42- ----> Ag2CrO4 + 2 NO3-

dès la première goutte de nitrate d'agent après l'équivalence, la coloration rouge apparaît ( en réalité on voit un précipité rose ), on peut donc arrêter le dosage.

Cette méthode illustre les précipitations compétitives : le chlorure d'argent est un précipité moins soluble que le chromate d'argent ; les ions Cl- à doser et CrO42- rentrent en compétition en présence d'Ag+ : c'est d'abord les ions Cl- qui précipitent puisqu'ils donnent un composé moins soluble.
( pKAgCl = 9.8  < pKAg2CrO4 = 12  )

Ce dosage nécessite un milieu neutre, en effet le chromate se dissous en milieu acide et il se forme un précipité noir d'oxyde d'argent en milieu basique. Il doit être réalisé à froid pour éviter la dissolution du chromate.

  • Dosage du chlorure de sodium par la méthode de Charpentier-Volhard

wpe36.jpg (5194 bytes)

Lorsqu'on fait réagir du thiocyanate de potassium KSCN sur une solution  nitrique de nitrate d'argent AgNO3, en présence d'alun de fer et d'ammonium Fe2(SO4)3, (NH4)2SO4,24 H2O,

- il se forme d'abord un précipité de thiocyanate d'argent selon,

AgNO3 + KSCN ----> AgSCN + KNO3

- puis lorsque tout l'argent à précipité, la première goutte de thiocyanate de potassium en plus réagit avec l'alun ( qui n'était pas jusqu'ici intervenu ) pour donner un précipité rouge de thiocyanate ferrique :

6 KSCN + Fe2(SO4)3 ----> 2 Fe (SCN)3 + 3 K2SO4

On utilise ces réactions pour doser le chlorure de sodium :

- à une solution inconnue de chlorure de sodium, on ajoute un volume connu de solution de nitrate d'argent en excès, on obtient un précipité de chlorure d'agent blanc :

NaCl + AgNO3 ----> AgCl + NaNO3

- l'excès d'AgNO3 est dosé avec une solution titrée de thiocyanate de potassium en présence d'alun :


6 KSCN + Fe2(SO4)3 ----> 2 Fe (SCN)3 + 3 K2SO4

l'agglomération du précipité d'AgCl évite la formation de KCl qui s'effectue normalement car AgSCN est moins soluble qu'AgCl.
( pKAgCl = 9.8, pKAgSCN = 12 )

 

  • Dosages des cyanures par la méthode de Liebig-Denigès :

wpe37.jpg (4382 bytes)

Les cyanures sont mortels mêmes à faible dose ( taux mortel à 100mg/m3 dans l'air et 3mg/Kg par ingestion ), il ne convient pas de les manipuler au laboratoire sauf parfois lorsqu'ils sont complexés ce qui atténue notablement leur toxicité ( ex. ferrocyanure de potassium).

La solution de cyanure CN- à doser est d'abord rendue ammoniacale ( AgCN est insoluble mais NH3aq  permet la formation de complexes  solubles avec les ions Ag+  comme   [Ag( CN)2 ]-).
Elle est ensuite additionnée de KI puis dosée par du nitrate d'argent: il se forme d'abord un complexe soluble d'argenticyanure 

2 CN- + AgNO3 ---->  [Ag( CN)2 ]- + NO3-

puis lorsque tout les cyanures sont consommés, l'iodure de potassium réagit avec le nitrate d'argent pour donner un précipité d'iodure d'argent jaune insoluble dans l'ammoniaque qui signe la fin de la réaction.

KI + AgNO3 ----> KNO3+ AgI

( pK AgI = 16.1 )

 

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